Un éco-prêt à taux zéro pour les copropriétés en 2012
La loi de finance rectificative pour 2011 prévoit la mise en place d’un éco-prêt à taux zéro collectif (éco-ptz collectif) ouvert aux syndicats de copropriétaires pour financer les travaux d’économie d’énergie votés par la copropriété.
Cet éco-ptz permettra à la fois de rendre la copropriété solvable et d’apporter une solution de financement aux copropriétaires exclus de l’éco-prêt individuel pour des raisons tenant à leur situation personnelle. Il a aussi pour objectif de simplifier le montage des dossiers qui sera réalisé par le syndicat pour l’ensemble des copropriétaires.
L’éco-ptz collectif pourra s’appliquer aux offres de prêts émises à compter du 1er avril 2012.
Cette mesure va permettre à la copropriété de financer les travaux d’économie d’énergie dans les parties communes ainsi que les travaux d’intérêt collectif des parties privatives. Le décret précisant les conditions d’application de travaux effectués sur les parties privatives est actuellement en attente de publication.
Contrairement à l’éco-ptz individuel qui ne peut être attribué que dans le cadre de la réalisation d’au moins deux travaux, il sera possible de bénéficier de l’éco-ptz collectif pour la réalisation d’une seule action. Parmi les travaux éligibles nous citerons l’isolation des toitures et des murs, le remplacement de fenêtres, l’installation, la régulation ou le remplacement d’un système de chauffage ainsi que l’installation d’équipement de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.
Il ne pourra être adopté qu’un seul éco-ptz par copropriété. Cependant, un copropriétaire participant à un éco-ptz collectif aura aussi la possibilité de demander un éco-ptz individuel complémentaire pour financer des travaux supplémentaires à ceux votés par la copropriété à condition que le montant total du prêt n’excède pas les 30 000 € au titre d’un même logement.
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Le CPE (Contrat de Performance Énergétique) figure parmi les instruments phares du Grenelle de l’environnement pour l’atteinte des objectifs de réduction de 38% des consommations énergétiques des bâtiments d’ici 2020.
Le parc de logements en copropriété compte dans l’ensemble 8,5 millions de logements en France. Il constitue un grand gisement d’économie d’énergie dans le secteur du bâtiment. C’est pourtant le segment qui recense le moins de travaux de rénovation. Face à cela, les logements en copropriété font l’objet d’un chantier à part entière dans les activités du plan Bâtiment Grenelle de l’environnement. Voici un résumé des avancements dans ce domaine, tels qu’ils sont décrits par le dernier rapport d’activité du Plan Bâtiment du Grenelle de l’environnement.
L’étude indique en effet que des bouquets de travaux, voire la seule rénovation du système de chaufferie, peuvent permettre l’obtention du label « BBC Rénovation » ou « HPE Rénovation ». Elle souligne notamment le cas des immeubles bourgeois, des habitats intermédiaires, et des immeubles barre, qui après réalisation des travaux, peuvent atteindre une performance énergétique de 150 kWh/m2 SHON/an, le seuil requis pour une labellisation HPE. Les rénovations en « chaufferie » et « chaufferie et toiture » étant les bouquets jugés les plus appropriés pour améliorer la performance énergétique des immeubles.
En effet, le seul outil aujourd’hui à disposition des copropriétés est le DPE obligatoire à l’occasion de la location ou de la vente d’un logement qui ne peut avoir d’effet sur les décisions de rénovation énergétique en copropriétés car bien trop superficiel. Du coup, ces travaux restent relégués en second plan, derrière les travaux obligatoires, les travaux urgents, et les travaux moins budgétivores. Par ailleurs, les copropriétaires qui souhaitent améliorer la performance énergétique de leurs logements n’ont que très peu de manœuvre, étant donné que les importantes décisions de rénovation sont du ressort de la copropriété.
Pour cela, il devra comporter un bilan énergétique et technique de la copropriété (qui fait office d’état des lieux); une estimation des consommations énergétiques par usage (refroidissement, chauffage, ventilation, éclairage, eau chaude sanitaire) ; des préconisations de bouquets de travaux qui permettraient d’améliorer la performance énergétique de la copropriété (ainsi que des solutions de financement) ;
